Requiem à coups de marteaux
Le paquebot FRANCE a accosté, hier mardi, au port indien d’Alang pour y être démantelé. Les nostalgiques n’ont plus que leurs yeux pour pleurer
«Le chantier pour le réduire en un tas de ferrailles commencera dans un mois». C’est l’estimation émise, hier mardi, par les autorités officielles du port d’Alang (sud-ouest de l’Inde), citées par le Times of India, en accueillant le Blue Lady, ex - SS Norway, ancien paquebot FRANCE. La cour suprême de New Delhi avait écarté auparavant les derniers obstacles juridiques à son démantèlement après que des organisations environnementales eurent émis des protestations contre les dangers, pour les ouvriers d’Alang, de contamination à l’amiante contenue dans la carcasse du navire.
Le bateau, considéré jusqu’aux années 70 comme un monument national et qui faisait la gloire de la marine marchande française, a connu quelques soubresauts dans son agonie de ces derniers mois ; certaines rumeurs, tardives, ont fait état, pêle-mêle, d’un projet pour le transformer en un hôtel de luxe au large des Emirats Arabes Unis ou le voyait converti en un musée flottant quelque part dans le monde.
Greenpeace et d’autres organisations locales indiennes de défense de l’environnement soutiennent toujours que le FRANCE contient plus de 1200 tonnes d’amiante hautement cancérigène. Son démembrement les inquiète pour la santé des journaliers d’Alang, le plus grand chantier de démantèlement de navires du monde, qui sont sous-payés, sous-équipés et travaillent à mains nus sans aucune protection.
Lien vers la source citée:
http://timesofindia.indiatimes.com/articleshow/1895897.cms
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