Plus c'est gros, plus ça passe a dû se dire l'auteur de la fuite sur l'affaire du Rainbow Warrior, une veille histoire d'il y a vingt ans, sortie du fond d'un placard, pour révéler à ceux qui ne le savaient pas déjà, et bien opportunément, que le frère de Ségolène Royal appartenait à l'équipe d'agents secrets qui avaient participé au sabotage du bateau de Greenpeace dans le port d'Auckland. Que voulez-vous que cela nous fasse? Ledit frère est un militaire de carrière qui avait agi sur ordre de sa hiérarchie et quand bien même il serait coupable d'une quelconque faute en quoi cela devrait-il nous intéresser dans les discussions autour de la pré-campagne présidentielle? Il faut croire que les coups foireux font parti du folklore qui accompagne ou anime les grands rendez-vous électoraux en France. On creuse, on touille, on fuite, on cherche la petite bête qui pourrait au moins agacer l'adversaire, au mieux lui nuire. Ségolène Royal a dit vendredi: "j'accepte d'assumer cette mission de conquête pour la France et les épreuves qui vont avec et dont je veux protéger ma famille". Que Dieu nous protège avec elle surtout de la bêtise.
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lundi 2 octobre 2006